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Jardin détrempé ou trop sec?

mon jardin

En automne, les fortes averses s'accumulent. Il y a de fortes chances que l'excès d'eau reste alors stagnant. Un désordre boueux qui est mauvais pour votre pelouse et vos plantes. Et si vous pouviez évacuer cette eau facilement? Georges vous apprend comment faire et comment récupérer cette eau par capillarité pendant les sécheresses.

25 mai 2023

Transcription

Georges Beaucoup se sont déjà retrouvés avec des jardins trop humides, ce qui provoque la formation de mousse. Mais il y a des solutions. Et aujourd'hui, on va voir ça de plus près. L'eau de pluie se retrouve partiellement drainée, voire infiltrée dans le sol. Cependant, tous les sols ne permettent pas une infiltration. C'est ce qui fait qu'un sol devient plus sec ou au contraire reste plus humide. Mais ce n’est pas tout. Dans le sol, il existe également une structure spécifique à travers laquelle les couches d'eau s'écoulent. Ces niveaux d'eau contribuent à assurer un meilleur -ou mauvais- drainage dans votre jardin. En forant des trous jusqu'au niveau de la nappe phréatique, on draine l'eau pendant les périodes plus humides, et on assure un effet de capillarité pendant les périodes plus sèches. Georges On va percer des trous à certains endroits du jardin, à l'aide d'une tarière de 12 centimètres de diamètre, qui nous permettra de descendre en profondeur jusqu'à ce que nous atteignons de l'eau, à savoir l'infiltration. C’est la première étape. Quelles sont les étapes nécessaires? Tout d'abord, localiser les couches d'eau. Ensuite, percer des trous dans le jardin. Un fagot de branches sera aussitôt placé dans le trou, après quoi on recouvre le tout d'un peu de compost. Voyons cela plus en détail. Les veines d'eau sont souterraines mais vous pouvez essayer de les détecter à l'aide d'une baguette de sourcier. C'est l'une de ces veines d'eau que nous devons repérer pour mieux drainer notre jardin. Comment cela fonctionne ? Georges On pourrait trouer au hasard dans le jardin, mais il y a des couches d'eau souterraine et nous pouvons, comme dans le passé, les détecter à l'aide d'une baguette de sourcier. Georges Avec la baguette de sourcier, on détermine où se situent ces veines d'eau souterraine. En général, elles sont orientées nord-sud, parce que le champ magnétique autour de la terre rend tout magnétique, même nous. Et les couches d'eau souterraines perturbent ces champs magnétiques. En utilisant une baguette de sourcier, on peut donc déterminer le bon endroit. Georges Voila, on avance tout droit, et à un moment, lorsqu’on traverse une ligne d’eau, les barres vont se replier vers l'intérieur. On a donc ici une ligne d’eau. Si on refait la même chose dans la largeur, on verra à nouveau la baguette de sourcier se replier, et ce sera le point où deux lignes d'eau se croisent. Georges Regardez, elle commence déjà à se replier, et à cet endroit… voilà. Ici, on va faire un trou. Georges Nous allons donc en prendre quelques-uns. Environ un mètre, oui. Oui. Nous allons nous assurer que l'épaisseur de l'avant et du bas soit à peu près pareil. Voilà, et nous pouvons aussi mettre ça là-dedans. Il est temps de réaliser des fagots de branches. De préférence avec des branches de saule, qui se conservent mieux dans le sol. Ces fagots - une fois plusieurs trous évidés dans la pelouse - serviront comme vases communicants pour que le niveau de la nappe phréatique soit le même partouts. Georges Ce qu’on fait maintenant, c’est en fait la préparation, car une fois que nous alloons percer nos trous, on va les remplir. On fait ça avec des branches de saule de préférence, car le saule se conserve mieux dans le sol. Le bambou convient également, mais l'idée c’est de fabriquer des bottes d'un diamètre de douze centimètres, et de remplir ces trous. L'objectif consiste à créer ainsi, aux différents endroits où on a troué, des sortes de vases communicants. Comme ça le niveau de la nappe phréatique sera au même niveau partout dans le jardin. Georges On réalise d’abord une boucle, puis on saisit ces branches ensemble. Et on fait des bottes. Georges Voilà, numéro un. Et là… attendez, on va les mettre ensemble, voilà. Georges Il faut donc d'abord boucler, puis resserrer le "nœud coulant". Oui. Et on fait quelques tours. Georges Et un autre bouton sur le dessus. Et voilà. (trad: voir à l’image? Un “bouton”?) Georges Voilà, et là on passe à l'action, Jan, on perce les trous, c’est ça? Georges Bon, au niveau professionnel, on utilise une machine motorisée, une perceuse motorisée, mais ici, on va essayer de le faire à la main. Comme ça, tout ceux qui veulent essayer… Georges Donc, là ce qu’on a creusé, on le retire. Georges Allez, je vais prendre cette truelle. Georges La terre est assez collante, ce qui dépend bien sûr du type de sol. Un sol sablonneux ne pose pas de problème, mais ici c’est un mélange de sable, de terreau et d'argile. Georges Oui. Georges Pour le moment, on ne touche pas encore de couche dure. Tout se fait assez vite du coup. Nous réalisons le trou de drainage à l'aide de deux types de tarières. La spirale assure une excavation plus profonde tandis que la scie-cloche élargit le trou. Georges Ici, on a la couche supérieure; cette - couche supérieure – c’est donc le, euh, (haletant) le sol fertile, et quand on va plus en profondeur, comme ici, c'est du sable, du sable de rivière. Vous voyez ? Du soufre. Dès qu’on est à trente centimètres de profondeur, ici, on a cette couche de sable de rivière, donc le soufre, ok? Georges C'est un foret cylindrique où la terre adhère beaucoup mieux. Georges Regardez, ici on atteint déjà la couche de sable.. Alors euh, … on a ici, que du sable pur, vous voyez? Georges Ce foret sert en fait à déblayer le trou, et cette meche en spirale sert à produire, en fait. Attendez, un petit coup. Georges On est même pas à un demi-mètre de profondeur, et on a déjà trois types de sol. On pourrait dire que la gestion des eaux souterraines est la même partout, mais ce n'est pas le cas, elle est déterminée par la structure de ces couches de sol. Georges Vous l’entendez? On entend déjà ce whooh, (effet d'aspiration de l'eau), on arrive à l'eau, tranquillement. Georges On arrive à une profondeur d'un mètre quinze, et on a de l'eau. Le but c’est de forer encore au moins trente centimètres. Pourquoi? Parce que nos branches doivent avoir un bon contact avec la couche d'eau que nous avons atteinte. Georges Voilà, on n'a presque plus besoin de tapoter, ça tombe presque tout seul… d'où il vaut mieux passer sur la scie-cloche. Georges Voilà, on utilise à nouveau notre scie-cloche pour dégager le trou réalisé avec la mèche en spirale, afin d’avoir suffisamment d'espace pour y placer notre botte de bois. Georges Vous voyez, cette terre molle reste plus facilement dans la cloche. C'est le fonctionnement de cette perceuse. Georges Ces trous sont faits à une distance de cinquante centimètres, à partir de la position du trou on voit approximativement à quelle profondeur nous nous trouvons. Lorsque le trou sera au niveau du sol, nous serons à un mètre et demi de profondeur. Le moment idéal pour avoir déjà une botte de bois, comme ça, en retirant la mèche, on pourra immédiatement mettre cette botte à sa place pour éviter que le trou ne s'effondre. Georges Voilà, je vais me préparer. Bon, on a atteint la profondeur souhaitée. Si on retire notre scie-cloche et qu’on attend trop longtemps, ce trou va se refermer en un rien de temps. On doit donc être très rapides: une fois qu’on retire notre scie-cloche, on insère immédiatement la botte en bois dans le trou. Ok, Jan, t’es prêt? Georges Et maintenant, on tasse. Georges Voilà, on a encore quelques restes de bois qu’on peut ajouter. Georges Et ce qu’on a là, c'est une sorte d’évacuation des eaux. Donc, l'eau en surface qui stagnait auparavant à cause de cette couche d'argile va maintenant pouvoir trouver son chemin directement vers la nappe phréatique à travers ces branches, et on va donc comme ça drainer notre plafond. Georges Voilà, il s'agit ici d'un sol forestier, d'un humus bien digéré, et si nous y mettons de la terre argileuse, elle retiendra à nouveau l'eau. Mais là, de cette façon, regardez, c'est un sol aéré, et l'eau peut maintenant s'infiltrer facilement dans le sol. Georges Voilà donc une solution pour les jardins humides, et pas seulement pour nos jardins humides, car en hiver, on draine l'excès d'eau vers les nappes aquifères, mais en été, c'est l'inverse qui se produit. On puise alors de l'eau dans l'aquifère pour humidifier le sol. J'espère que j’ai un peu pu contribué à améliorer vos connaissances. Et on se revoit dans un prochain épisode!

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