Tressage des oignons
Mon Jardin
Georges vous en apprend beaucoup plus sur son potager et vous montre également comment conserver au mieux les oignons.
Transcription
Voilà, bienvenue, ici dans les jardins familiaux de Gand-Bruges. Je me dirige vers mon petit jardin, avec mon petit chien et j'ai beaucoup de travail mais j'ai aussi beaucoup de conseils à vous partager. Alors : suivez-moi ! Alé Milo ... Voilà, nous voici avec les tomates résistantes. La Primabella. Ce ne sera pas une grosse tomate, mais je vous l'ai dit, j'ai des tiges de deux mètres dix et elles sont encore trop courtes parce que vous pouvez voir que les plantes poussent énormément. Je peux donc encore avoir des tomates jusqu'en novembre. Jusqu'à ce qu'il commence à geler. C'est une variété qui a très bon goût. Complètement résistante parce que nous avons eu un printemps et un été très humides, mais aucune pulvérisation n'a été faite - rien du tout - cette feuille est, comme vous le voyez, complètement dépourvue de protection, ces plantes sont à cent pour cent immunisées contre le phytophtora. Ou le mildiou de la tomate. Le mildiou de la pomme de terre ou de la tomate, c'est la même maladie. Nous voici sur une parcelle où nous avons planté des oignons dans des boîtes d'œufs au printemps. On les a déjà récolté. Nous verrons plus tard ce que nous allons faire de ces oignons. Mais là nous allons préparer notre parcelle - nous sommes à la fin du mois d'août - le moment idéal pour semer de la mâche. La mâche c’est un germe très lent, mais lorsqu'elle commence à pousser, puisque que c'est en fait un légume d'automne et d'hiver, elle nous apportera des vitamines et des minéraux pendant la période hivernale, lorsque nous en aurons besoin. Nous avons travaillé le sol à l'aide de la fourche, mais nous devons maintenant tout peaufiner. Pour cela, j'utilise un cultivateur à main. Ce sol a déjà été travaillé, il n'a donc pas besoin de beaucoup d’attention. Il suffit de réduire un peu les mottes et c'est idéal. On peut aussi le faire avec un râteau. Mais j'ai un de ces motoculteurs, alors pourquoi ne pas l'utiliser? En fait, ce motoculteur est particulièrement adapté aux sols légers. Pour les sols argileux, un tel engin serait trop léger. Il est alors préférable de mélanger la terre argileuse avec du sable ou du compost. Regardez, et maintenant nous pouvons y passer au rateau - en fait ce n'est plus nécessaire parce que le sol est déjà assez plat, mais nous pouvons encore le niveler un peu. Notre bac fait trois sur trois. Il n'a pas besoin d'être plus grand. En effet, si on tient compte de la longueur des tiges de notre équipement, nous pouvons facilement atteindre n'importe quel endroit sans avoir à forcer l’accès. C'est donc la taille idéale. Sur la parcelle où on avait nos oignons, nous allons maintenant semer de la mâche. Que faire avant ça ? Nous avons nos graines ici. Nous allons les déposer dans notre boîte à semences. Voilà. ...on ferme bien le sac. Ici, nous allons du plus grand au plus petit. Le deuxième trou est idéal pour nos graines. Il suffit de le placer sur le deuxième trou. Et nous pouvons commencer à semer. Avec notre petit râteau, nous traçons un sillon. Pas trop profond. Ici, nous n'avons pas besoin d'un fil pour travailler en ligne droite, car il ne fait que trois mètres. Nous pouvons donc le faire tranquillement à l’oeil. Voila. Regardez. Bien. Et maintenant, on peut semer. Les mâches peuvent se retrouver proches les unes des autres. Ce sont plutôt de petites plantes. Voilà, c'est fait. On prend le grand râteau. ...Et on va ratisser large. Ces graines sont bien au chaud dans la terre. Mais en surface. Il faut attendre environ trois semaines pour qu'elles sortent la tête du sol. Ce qui est intéressant, c'est de s'assurer que les escargots ne s’invitent pas. En installant des pièges à escargots. Car avec un temps humide, les escargots sont actifs. Très actifs même. Et les jeunes pousses sont dévorés pendant la nuit. Du coup, un travail préventif sera important. Car si vos plantes sont mangées, ce n’est plus possible de les semer à nouveau, car il faudra encore trois semaines avant qu'elles ne repoussent. Et d'ici là, l'hiver arrive. Mais là c’est fin août, fin septembre, et les plantes commencent à pousser et à partir de novembre, décembre, nous pouvons les récolter. Si besoin, on peut les couvrir contre le gel, car elles sont très résistantes au gel. On a alors des légumes savoureux, sains et riches en minéraux pour l’hiver. Ici, on est près des oignons à tige. Et là, on voit les restes de ces boîtes d'œufs. Et vous voyez, ils ont bien poussé. Ils n'ont pas souffert, ils n'ont pas été gênés par la dissolution du papier mâché. Et regardez, vous pouvez les récolter comme ça. Voilà, vous avez un bel oignon à tige. Vous voyez, l'enracinement est assez bon. Dans le cas d'un oignon à tige, c'est ce morceau que nous utilisons. regardez : ces oignons ont parfaitement poussé. Et ils sont prêts à passer en cuisine. C'est un très bon système pour donner à vos plantes un peu plus d'humidité parce que le papier mâché retient l'humidité. Et vos petites plantes peuvent faire leurs racines, elles poussent facilement à travers le papier mâché. Il s'agit de fumier de pigeon. Que j'ai dissous dans de l'eau. Et qui fermente depuis une semaine. Mieux vaut utiliser un pince-nez car l'odeur est très forte. Le fumier de pigeon et de poulet, c’est assez pénibles. Nous devons faire attention lorsque nous les utilisons dans le jardin. Qu'allons-nous faire ensuite ? Voici nos choux de Bruxelles. Les choux ont besoin de beaucoup d'azote. Le fumier de pigeon est très riche en azote. Nous allons verser un peu de cette bouillie dans notre arrosoir. C'est suffisant. Et on dilue avec de l'eau. ... Parce que pur, c'est un peu trop fort. Voilà, regardez. On laisse le mélange se faire. Et on peut verser ça sur nos braises. Il n'y a plus de risque de brûlure. Faut pas en mettre beaucoup. Une dose. Mais c'est un vrai concentré. Je peux vous l'assurer. Et on ferme notre filet. Pourquoi ? Nous venons de voir la piéride du chou. C'est un très beau papillon. Mais on ne veut pas qu’il s’approche trop près des choux parce qu'il pond des œufs et que les larves vont détruire nos choux. Voilà, on termine joliment. Avec une pierre. Voila. Ils ne peuvent plus y aller. Et maintenant, avec la première pluie, cette sorte de boue se mélangera à l'eau et nos petites plantes en profiteront. Plus elles pousseront fort, plus nous aurons de choux. Mais les choux en général ont besoin de beaucoup d'azote. Et dans ce mélange, il y a beaucoup d'azote. Nous allons semer de la laitue à couper et du persil plat. Nous allons le faire dans des bacs parce que nous arrivons à la fin de la saison. Nous pourrons donc les planter à la fin de la serre ou, si le temps le permet, en pleine terre. Mais si nous semons en pots, on peut aller n’importe où. Par exemple, on peut également cultiver du persil et de la salade de chou dans une jardinière à la maison, de manière à les avoir à portée de main pour les cueillir lorsque nous en avons besoin dans la cuisine. Bon, nous allons remplir nos pots avec de la bonne terre. Il s'agit de terreau. Ca ne risque rien. Voilà. On commence par le persil. Il s'agit de persil plat. Voilà. Nous avons également récupéré le deuxième plus petit trou. Et donc quelques graines parce qu'elles ne poussent pas toutes, hein. La laitue à couper. La salade à couper a aussi l'avantage d’avoir différentes variétés ici. Rouge, verte, frisée, dure, molle, un peu de tout. On obtient alors directement un assortiment. Ce qui donne aussi un beau résultat. Voilà. Donc à nouveau : le deuxième plus petit trou, quelques graines. Voilà, c'est fait ! Et ça on va le couvrir encore un peu. Parce que l'ensemencement en surface est nécessaire. Ces graines ne doivent pas être trop profondes. Sinon, elles ne germeront pas. Voilà, c'est plus qu'il n'en faut. On appuie légèrement. Ce terreau est assez humide. Mais nous allons quand même arroser un tout petit peu à la fin. Voila, et ça peut rester dans la serre pour le moment, alors assurez-vous régulièrement que tout reste humide aussi parce que dans une serre il peut facilement faire quarante degrés. Elles se dessèchent énormément et si votre motte de terre est complètement desséchée, votre graine ne pourra plus pousser. Il faut la placer à l'intérieur, dans un environnement plus frais, en veillant à ce que les mottes de terre soient constamment humides. Bien. Voici notre récolte d'oignons. Et nous pouvons les attacher ensemble avec de la ficelle. En botte. Mais je vais vous montrer une autre méthode qui est encore plus efficace et même jolie. De quoi avons-nous besoin ? D'un bout de ficelle et d'un crochet. Nous allons attacher cette extrémité de la ficelle. Oups. On recommence. Trop rapide. Voilà. Et ici, nous attachons notre crochet. Voilà, vous voyez. Et c'est le début. Nous le suspendons. Nous prenons des oignons qui sont déjà plus ou moins séchés. Mais ils ont encore un morceau de la tige. Nous en avons donc besoin. Nous allons maintenant faire passer la tige entre les deux cordes. Reliez-les correctement. Nous réalisons un coude autour de la ficelle de droite. On la fait passer à travers. Et un coude autour de la corde de gauche. En forme de huit. Voilà. Nous allons couper le reste de la tige. Le premier est déjà suspendu. Deuxièmement : retour entre les deux cordes. Maintenant, une boucle vers la gauche. On revient entre les cordes, puis on tourne vers la droite et on revient entre les cordes, ce qui donne un huit. Le reste est coupé. Vous obtiendrez le meilleur résultat si tous les oignons sont de la même taille. On traverse ici aussi - en reliant bien ! On vire à gauche. Et on coupe. Regardez, les feuilles sèches peuvent déjà partir. Voilà. Bien relier. Et aussi ici. L'avantage d'un tel système c’est que s'il y a une feuille pourrie entre les deux, elle ne peut pas rester avec les autres parce qu'elle est séparée. C’est aussi plus facile de l'enlever. Elles peuvent assez bien sécher parce qu'elles sont plus libres, l'air peut les atteindre. Et elles ne peuvent pas se relier l'une à l'autre s'il y en a une mauvaise entre les deux, et puis c’est également décoratif. Et voilà le résultat. Voilà. Une belle grappe. Joliment uniforme. C'est ce qu'on obtient quand tous les oignons sont bien égaux. Une très belle botte uniforme. Et aussi les tubercules le plus près possible du cordon. Sinon, ils pendent loin l'un de l'autre et là vous avez un oignon très décoratif - parce que vous pouvez le suspendre sous l'auvent parce qu'il peut rester à l'extérieur. Un oignon peut résister au gel, parce qu’il est protégé. Ils ne peuvent pas s'affecter mutuellement s'il y a un mauvais oignon entre les deux. Et s'ils sont secs, il suffit d'en mettre un gros entre les deux. Les autres resteront pendus là. Ici on est près des poireaux. La partie dont nous avons besoin c’est le blanc du poireau. Le vert peut aussi s’utiliser dans la soupe. Mais pour mijoter des poireaux, on aime surtout avoir des poireaux blancs. La longueur de la tige est importante. Si elle est assez longue, nous aurons un long morceau de poireau. C'est pourquoi nous avons planté ces poireaux dans des sillons. Nous avons d'abord tracé des sillons, puis nous avons fait des trous avec la planteuse de poireaux et nous y avons planté les poireaux. Entre-temps, nous avons donné de la nourriture supplémentaire. Nous avons ajouté un peu de fumier de pigeon qui a bien digéré. On l'a versé dedans. Et là les poireaux poussent bien. C'est le moment de refermer ces trous afin de permettre à la plante de pousser plus haut et d'avoir un long morceau de tige blanche. Entre-temps, on enleve les mauvaises herbes qui poussent entre. Nous avons maintenant nivelé ces trois premières rangées avec le trident. Les deux dernières rangées ont été plantées deux semaines plus tard. Ces plantes sont encore un peu petites et nous les laissons pousser. Plus tard, nous les nivellerons et nous enlèverons les mauvaises herbes qui poussent entre. Nos plantes sont profondément enfoncées dans le sol. Nous avons la partie blanche. Et le reste est vert. C'est du blanc dont nous avons besoin pour mijoter des légumes savoureux. Certains jardiniers commencent à couper le feuillage, mais pas moi. Pourquoi ? Parce que la mouche du poireau est attirée par l'odeur. Si nous commençons à endommager ces plantes en les coupant, une énorme odeur s'en dégage. Et la mouche du poireau peut la sentir à des kilomètres. C'est pourquoi on évite ça. Lorsque nous plantons - ce sont en fait des restes de nos plantes - ce que j'ai récolté, nous coupons la moitié des racines parce qu'elles formeront de nouvelles racines et auront un système de racines plus fort. Nous coupons également les pointes de façon régulière. Ensuite, nous trempons ces plantes dans de l'eau savonneuse afin de camoufler un peu l'odeur. Elles sont ensuite plantées à intervalles réguliers. Mais à part cela, je ne m'en approche pas. Il ne faut plus les couper au moment où elles poussent, car on risque d’attirer la mouche du poireau, ce qui n'est absolument pas souhaitable. Autre point important : si vous avez besoin de poireaux du jardin - celui-ci est encore trop petit - mais au moment où vous en avez besoin, vous pouvez juste récolter ce dont vous avez besoin - pour votre soupe ou votre cuisine - et le reste continue à pousser. Vous aurez des légumes frais tout au long de l'hiver. Ce n'est que lorsqu'il gèle fort, que le sol est gel, que ce ne sera plus possible. Voilà, c'est fait. notre travail du jour est terminé. On va profiter un peu plus du jardin avec notre chien. Et nous nous reverrons certainement une prochaine fois. Merci !